La ferme de John Egan se trouve dans une forêt mature au sud de la petite rivière Bonnechère, sur une colline faisant face au Nord. Bien que le relevé cartographique de la rivière réalisé par McNaughton en 1847 soit muet à son sujet, le recensement canadien de 1861 indique qu’Egan disposait de 150 acres défrichés et plantés en pommes de terre, avoine et foin. Les limites de ses arbres se trouvaient au sud de la rivière. Les travaux sur le terrain ont révélé six fondations, une cheminée de fabrication de sirop d’érable, un puits peut-être, et des tas de pierres disséminés dans les anciens champs. Les données dérivées des anneaux de croissance indiquent que la ferme a été abandonnée dès 1868. Une lame de faux brisée indique que la ferme était active aux alentours de 1870. Un seul propriétaire l’a exploitée pendant 20 ans.
En 1910, alors qu’il n’avait que 16 ans, John Joe Turner fut envoyé le long d’un vieux chemin pour chasser la perdrix pour le dîner d’une équipe de bûcherons. En chemin, il repéra un champ laissé en friche qu’il décrivit en 1976 à un historien amateur. La tâche fut ardue, mais l’historien retrouva les tas de pierres marquant les limites du champ, ainsi que des fondations. De 2001 à 2005, l’historien devenu archéologue, Rory MacKay, passa une semaine de chaque été pour retrouver les vestiges d’autres structures et de plus de 300 artefacts, allant de petits clous et de fragments de céramique à une hache à équarrir et des morceaux de poêle.